Dédicaces à Bruno&Arnaud!!!
Tout commence pour moi, mais tout finit pour toi
***Journée de Bruno***
Le réveil sonne 7h43.
Je l'éteins.
Encore deux minutes!
Dix minutes plus tard, ma mère me réveille comme tous le matin: elle retire la couette et ouvre la fenêtre.
Le froid du matin pénètre ma chambre et refroidit mon corps.
Je me lève contre mon grès et me dirige vers la salle de bain.
Je me lave les cheveux et le corps.
Je ressors de la douche trente minutes plus tard.
Je me regarde dans le miroir pendant que je m'habille.
Mes cheveux mouillés laissaient couler des gouttes d'eau sur mon T-shirt.
Je n'y fais guère attention comme tous le matins et je pars prendre mon petit déjeuner.
Il est 8h20.
Je range ma table et me brosse les dents.
Comme tous les matins, je fais ce que je préfère: fixer le plus longtemps possible un objet.
Sur les objets, il n'y a aucun effet, mais sur les gens, cela entraîne le stress, le mal aise, la pression et pour moi, le plaisir.
Le plaisir de voir leurs yeux se déplacer sur les côtés pour éviter mon regard perçant.
Donc ce matin, comme tous les matins, je m'entraîne.
Il est 8h25.
Mince!
J'ai cours!
J'arrête de fixer l'horloge que je regardais sans voir et je suis partis dans le garage prendre mon vélo.
Je sors de chez moi et avant d'enfourcher mon vélo, je mets mon mp3 à fond dans les oreilles avec
Scorpions.
Ça!
Ça réveille!
Il est 8h28.
Je suis encore une fois en retard.
Tant pis, de toute façons, je commence par espagnol.
J'arrive enfin au lycée avec dix minutes de retard.
Je frappe à la porte et j'entre.
La prof me fait gentiment comprendre que je n'ai pas de billet de retard.
Donc je redescend chercher le billet puis je remonte.
J'ai perdu vingt minutes en tout!
Yes!
Je frappe de nouveau à la porte, j'entre, je donne le billet à la prof.
Je jette un coup d'oeil pour savoir où je pourrais m'asseoir. Il y a une place de vide au premier rang à côté d'une fille aux grands yeux bleus.
Celle-ci enlève son livre qui était sur ma place et dit, comme chaque jour où je commence par espagnol:
«
Salut
Bruno!
Encore en retard?!
-
Rooh!
Ça va,
Cécile!»
Je fis mine d'écouter le cours pendant une heure.
Enfin la sonnerie.
Libération!
Je range mes affaires à vive allure mais la prof m'interpelle et me rend mon carnet que j'avais dû lui remettre car je n'avais pas fait mes devoirs pour la troisième fois.
Elle me sermonne pendant cinq minutes.
Nous avons une heure de après.
Je me dirige vers la salle de travail en espérant que les autres ne sont pas sortis.
Heureusement, je les trouve dans la salle de travail. Il pleuvait dehors. Je vois
Paul et
Arnaud en train d'embêter une fille aux yeux bleus,
Cécile.
Après tout, je n'ai rien d'autre à faire alors, pourquoi ne pas l'embêter également.
J'ai donc commencer à la frapper, à brûler son jean pour vérifier son authenticité, à la vanner.
Puis, je m'exclame:
«
Eh!
Arnaud!
Imagine un monde remplie de
Cécile...
-
On vivrai pas plus d'une minute.
Une minute le temps de trouver une corde! »
Fiers de notre vanne, nous rions sous le regard noir de
Cécile qui criait « vengeance ».
La sonnerie retentit.
Nous avons S.V.T maintenant.
Super!
En plus c'est sur l'adn!
Nous parlons pendant longtemps avec la prof.
Elle nous explique comment faire des clones.
Cécile pose beaucoup de questions sur ce sujet.
En entendant les réponses de la prof, je m'exclame:
«
Madame!
Donc cela veut dire qu'il est très facile de se cloner?
-
Oui, en effet
Bruno.
Mais je tiens à rappeler que le clone humain est interdit en
France. »
Un sourire se dessine sur les lèvres de
Cécile.
La journée continue sans problème.
Le soir, chez moi.
J'ai un mauvais pressentiment.
Mais j'efface cette idée saugrenue et je pars me coucher.
***Journée de Arnaud***
Le réveil sonne 6h30.
J'éteins le réveil.
Je me lève contre mon grès.
Je prends mon petit déjeuner, me lave, m'habille.
Il est 7h20.
Mon train est dans dix minutes.
Il me faut sept minutes pour aller à la gare.
Je me coiffe ou pas?
Je me regarde dans le miroir et vois mes cheveux à peu près correct.
Une minute vient de s'écouler.
Bon je ne me coiffe pas.
J'attrape mon sac et cours à la gare.
Dans le train, je réfléchissais au manière de faire du mal .
Un sourire noir se dessine sur mes lèvres.
La personne qui est devant moi et qui me regarde a l'air effrayé.
Je lui jette un regard sadique.
La personne prend ses affaires et change de wagons.
J'adore faire ça!
Il est 8h00.
J'arrive au lycée.
Je suis seul comme d'habitude.
J'avance vers le portail fermé.
Une file aux yeux bleus se retourne en me faisant un grand sourire.
Je me dirige vers elle.
Personne en parle.
Je regarde l'arbre qui se trouve derrière
Cécile.
Elle, elle promène son regard partout en évitant le mien.
La sonnerie retentit.
J'entre en cours d'espagnol.
Tiens!
Bruno n'est pas là!
Ça ne m'étonne pas... il arrive dix minutes en retard.
Toujours les cheveux mouillés.
Je fais mine d'écouter le cours.
La sonnerie retentit.
On a une heure de trou ensuite.
Je pars avec
Paul et les autres dans la salle de travail.
Le temps passe.
Qu'est-ce que je m'ennuie!
Alors je commence à embêter
Cécile.
Je suis rejoint par
Bruno qui me dit:
«
Imagine un monde remplie de
Cécile...
-
On vivrai pas plus d'une minute.
Une minute le temps de trouver une corde!
Je rajoute.»
Je tape un fou rire avec
Bruno sous le regard de
Cécile qui rêvait de vengeance.
Vengeance...
Un mot qui lui donne des idées qui finissent toujours mal...
La sonnerie sonne la fin de l'heure de trou.
Je pars en S.V.T.
La prof nous parle de l'adn et du clonage.
Enfin je crois.
Moi, je regarde
Quentin jouer à la PSP.
La prof ne le remarque même pas.
Elle est trop occupée à répondre aux questions de
Cécile qui d'habitude, ne prononce pas un seul mot.
Elle a l'air passionné du sujet.
Cécile souris continuellement durant ce cours.
Je me demande pourquoi.
La journée se passe sans problème.
Le soir, chez moi, je repense à l'horrible sourire de
Cécile en S.V.T.
Je m'efface cette image de ma tête et je pars me coucher.
***Quelque part, vers minuit***
Dans une pièce, qui au premier abord paraît vide et sombre, une petite lampe de chevet illumine malgré tout un bureau en désordonné.
Il est rempli de feuilles, des feuilles de cours de S.V.T.
Des tubes à essaie contenant une liquide couleur rouge sang et une sorte de petite pelote de laine en suspension trônent sur le meuble.
Des mains de femme les manipulent.
Après plusieurs manoeuvres, un sourire sadique se forme sur les lèvres de la jeune femme et ses yeux bleus crient vengeance.
***Douze ans plus tard. Journée de Bruno***
Le réveil sonne 7h22.
Je me réveille contre mon grès.
Chaque jour, la première pensée qui me vient est que je vais bientôt avoir une petite soeur.
Ma mère est à l'hôpital et attends avec impatience la venue de
Camille, la petite.
Je sors de mon lit et me dirige vers l'ordinateur.
J'ouvre ma boîte mail.
Cinq messages.
Tous de mes amies.
Elles m'annoncent qu'elles vont accoucher d'un moment à l'autre.
Je connais environs une vingtaine de femmes enceintes.
À croire que le baby-boom est de retour!
Mais ce qui m'étonne le plus c'est que la majorité de mes amies ont des problèmes de stérilités et même une est homosexuelle!
De même ma mère est trop âgée pour être enceinte!
Je pars me préparer pour partir travailler.
Je suis psychologue.
Après six consultations, mon portable reçoit d'un coup, vingt-et-un messages: un texto et vingt mms.
Ces mms sont les photos des enfants de mes amies.
Visiblement, elles ont toutes accouché le même jour à la même heure.
Bizarre.
De même pour ma mère. Je commence à ouvrir son mms.
Je vois la photo d'un magnifique bébé.
Mais un truc cloche:
Camille elle a des yeux bleus.
Le problème est que ni mon père, ni ma mère ont les yeux bleus enfin pas de la même couleur que ceux de
Camille.
Je regarde les autres mms et vois la photo d'un bébé aux yeux bleus, pour chaque femme.
Les enfant se ressemblent comme deux gouttes d'eau mais n'ont pas le même mère.
J'ouvre le texto avec la crainte d'être prévenu par une amie qu'elle venait d'accoucher ou un truc dans le genre.
Mais ce sms ne parle de rien de tous cela.
D'ailleurs je ne le comprends pas. Il est écrit:
«Tout commence pour moi mais tout finit pour toi... »Ce message est anonyme.
Qui donc a pu me l'envoyer?
***Journée de Arnaud***
Un bruit strident résonne dans la maison.
Je m'enroule dans la couette, espérant que le bruit s'arrêtera.
Mais il persiste.
Je me lève donc et trébuche sur la pile de mangas pornos.
Je vois flou.
Je n'aurais pas dû faire la fête hier soir.
Je me suis fais un mélange de tous les alcools que j'aime et après... plus rien.
Le trou noir...
Je réussis à récupérer le téléphone et je réponds.
C'est la voix de la meilleure amie de ma soeur.
Elle m'annonce la venue de ma nièce,
Mathilde.
Je lui demande de me décrire la tête de la môme.
Elle me dit qu'elle ressemble à tous les bébés mais qu'elle a de beaux yeux bleus.
Je raccroche le téléphone, perplexe.
Des yeux bleus...
Ma nièce a des yeux bleus...
Mais personne a les yeux bleus dans ma famille, ni dans celle du père.
Je m'assois sur un tabouret et commence à fumer une clope.
Mais dès la deuxième bouffée, le téléphone sonne à nouveau.
Je réponds en maugréant.
Une voix de femme prend la parole.
Elle ne se présente pas mais dit juste cette phrase:
«Tout commence pour moi mais tout finit pour toi... »Puis plus rien.
Elle a raccroché.
Je pose le téléphone et regarde ma cigarette.
Je deviens fou!
J'entends des voix, des sonneries de téléphone!
Je fais des malaises quelque fois!
C'est sûr, la fumée me monte à la tête.
Je lâche la clope et l'écrase au sol.
Elle fait un trou sur la moquette.
Je reprends mon téléphone et appelle mon psychologue et pote en même temps,
Bruno.
Au téléphone, il paraît fatigué, perdu.
C'est la première fois que je le sentais ainsi.
Je lui parle de mon problème.
Une fois que je finis de tout raconter, il ne dit rien.
Je crois qu'il a raccroché.
Puis lentement, au bout de quelque minutes, il me raconte sa journée.
Ainsi donc, tous ses amies ont des enfants identiques.
Je comprends pourquoi il est choqué.
Il me donne rendez-vous chez lui.
***Bruno***
J'étais assis sur le canapé.
Je fume une cigarette.
C'est ma première.
Je comprends pourquoi
Arnaud dit que ça déstresse.
Mon ami est également assis, en face de moi sur un tabouret une cigarette à la bouche.
Il regarde encore une fois les photos des petites filles aux yeux bleus.
Il s'exclame:
«
Ses yeux...
-
Ils te disent quelque chose?
-
Ouais.
Ça remonte à loin!
Tu te souviens, c'était au lycée je crois...
-
La fille au yeux bleus que l'on martyrisait?
-
Ouais!
-
C'est ses yeux tu crois?
-
C'est sûr!
J'en ai jamais vu de tels sauf les siens!
Comment elle s'appelait déjà?
-
Euh...
-
T'as pas la photo de classe?
-
Si attend je te l'apporte! »
Je reviens cinq minutes plus tard avec une photo.
Une jeune fille vêtue d'une robe rouge se tenait debout à côté de moi.
Elle avait des yeux bleus.
C'est elle!
Je retourne la photo et vois les prénoms de mes anciens camarades.
«
Cécile...
-
Hein?
-
Elle s'appelle
Cécile!
Mais...
-
Quoi?
Y a un problème?
-
Je la connais...
-
Comment ça?
-
Elle est médecin.
Elle s'occupe des femmes qui rêvent d'enfants.
C'est le médecin de m mère et...
-
De tous nos amies...
Tu crois que...
-
Elle a changé dès le cours de S.V.T, je crois...
On parlait de quoi?
Tu t'en souviens?
-
Ça risque pas.
Je regardais
Quentin jouer à la PSP!
La prof s'en est même pas rendu compte.
Elle répondait aux questions de...
-
Le clonage!
Nom de dieu!
Elle a créé des clones!
-Quoi? C'est possible?!
-
Si tu avais écouté les cours, ...
-
Pourquoi elle veut faire des clones?
-
Je ne sais pas.
Qui d'autre est au courant?
Enfin, je veux dire, qui a reçu le message
«Tout commence pour moi mais tout finit pour toi » ?
-
Personne à part nous deux...
-
Donc elle nous en veut...
-
Pourquoi?
On a rien fait!
-
On a dû dire quelque chose qui ne lui a pas plu.
-
Oui mais quoi?
-
Je l'ignore... »
Nous sommes restés pendant des heures dans le salon.
Nous avons cherché à joindre les nouvelles mères, mais elles ne répondaient pas au téléphone.
Trois jours sont passés.
Ma mère m'avait appelé en panique pour me dire que
Camille grandissait plus vite que prévue: elle a maintenant la taille et les capacités d'une jeune fille de trois ans.
De même pour tous les enfants de mes amies.
Arnaud a acheté le journal.
À la une, il annonçait que tous les hôpitaux avaient été bondés par les femmes enceintes qui ont toutes accouché d'une fille aux yeux bleus.
«
C'est l'invasion!
S'exclame
Arnaud après avoir lu l'article.
On dirait l'attaque des clones! »
***Dix jours plus tard***
Samedi, je suis sorti avec
Arnaud pour déjeuner.
Mais une fois dehors, une centaines de jeunes filles aux yeux bleus âgées de treize ans se baladaient dans les rues de la ville.
À chaque fois que nous entrons dans un bâtiment, environs cinq à dix clones étaient là.
Comme si nous étions suivis.
On cherche à s'échapper, à s'enfuir.
Nous sommes donc partis vers le port mais tous les bateaux étaient partis.
Seules les cordes qui les rattachaient à la rive étaient là.
Par folie,
Arnaud attrapa une corde et se pendit avec.
Je fit de même.
Un monde remplie de
Cécile...
On ne peut pas vivre plus d'une minute...
Une minute, le temps de trouver une corde...
Je me réveille en sursaut.
Il est 7h00.
Je me lève et me dirige vers la salle de bain.
Je m'asperge d'eau.
Je me regarde dans le miroir.
J'ai quinze ans et je suis lycéen.
Ce n'était qu'un rêve...
Je me prépare.
À 8h15, je sors de la maison pour aller en cours.
Je vois
Arnaud devant le lycée.
Je cours vers lui et l'enlace.
Il me regarde bizarre.
Il est pâle.
On s'éloigne de
Cécile, pour parler.
Il a fait le même cauchemar que moi.
Après concertation, nous sommes partis nous excuser de ce que l'on avait fait hier à
Cécile.
Elle accepte nos excuses.
J'espère qu'elle ne cherchera pas à se venger malgré tout...
(FIN)
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P.S: J'espère que vous aurez une vie meilleures que celles de me histoires! xD Je vous aimeeeeeeeuh! ^^>
OO
(...o..)
°(.........)°
°° °°
Kaeru...